Les cinquante dernières années sont marquées par l’omnipotence et l’omniprésence des écrans (cinéma, télévision, appareils numériques…) qui diffusent des flots d’images venues des quatre coins du monde. On assiste dans le même temps à une transformation de la perception de l’environnement et une remise en cause de la division nature/culture, qui entraîne aussi un renouvellement de l’esthétique environnementale. Encore peu étudié dans le domaine hispanophone, ce double phénomène soulève pourtant de nombreuses questions d’ordre aussi bien culturelles et médiatiques qu’anthropologiques, sociales, politiques et évidemment éthiques.
Cette journée permettra d’aborder la manière dont les formats audiovisuels se font le miroir des relations complexes des sociétés à la nature, en lien avec les transformations politiques, sociales et économiques des pays hispanophones, et de s’interroger sur les effets de la perception de la nature « écranique » sur les imaginaires collectifs