Dans la plupart des pays occidentaux, un mouvement de libération des femmes, visible et en partie nouveau, a émergé dans le contexte des mobilisations post-1968 sous le nom de « la deuxième vague féministe ». Des groupes de discussion composés exclusivement d’hommes ont également émergé autour des thématiques que le féminisme mettait sur la table.
Dans leur forme organisationnelle, ceux-ci reproduisaient également le modèle des groupes de conscience féministe. C’est ce que nous connaissons, malgré les difficultés terminologiques qui l’entourent, comme le « mouvement proféminisite masculin ». Au cours de cette conférence, j’ai l’intention d’aborder son évolution en Espagne et en France et les causes pour lesquelles certains hommes ont pu acquérir un engagement et une subjectivité proches du féminisme. C’est ce que le sociologue Alban Jacquemart a appelé un « compromis improbable ». En plus des motifs intellectuels et politiques, comme le rejet de la discrimination à l’égard des femmes et de leur inégalité dans de multiples aspects de la vie, j’explore aussi certains éléments liés à la sphère intime et aux émotions.
Conférence de Vicent Bellver Loizaga, résident, postdoctorant en Histoire contemporaine, Université Paris 8.